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renaissance d'un fromage
amda | 25 Mar, 2008, 10:14 | Général | (125 Reads)

Nous avons la chance extraordinaire de vivre en France . Oui, extraordinaire . car la France est un  pays  au climat tempéré, possédant un grand littorale, de nombreux cours d'eau ainsi qu'un réseau fabuleux de nappes phréatiques . et malgré cela, la biodiversité s'appauvrie au nom du rendement, alors le pin douglas défigure peu à peu nos forêts(voir articles sur la forêt du Morvan), des races de vaches, chevaux, moutons disparaissent, ainsi que de nombreux produits du terroir, dont nos fameux fromages . heureusement , il existe encore des amoureux de notre beau pays . Ainsi, deux jeunes fromagers se sont lancés dans la fabrication de la fourme de Valcivière, et je modifie ici ce post suite à l'intervention d'Antoine : leur voisin de la ferme des hautes chaumes a été le premier à refaire la fourme de valcivière disparue depuis les années 60 , Antoine et son frère , qui pratiquent seuls l'estive, se sont lancés à leur tour . Les anciens de Valcivière y ont retrouvé un des goûts de leur enfance . je cite Antoine : "la fourme de Valcivère est l'ancêtre de la fourme d'Ambert . c'est un fromage cylindrique d'un peu moins de 2 kg à pâte persillée bleue fondante . la fourme fermière est beaucoup plus rustique que le fromage industriel . elle profite d'un affinage de 5 à 6 mois dans une cave à 10° et dans une atmosphère très humide . Elle est peu salée ce qui contribue à la rendre très parfumée et goûteuse ."je complète en précisant que Jules César aurait goûter ce fromage lors de sa visite contestée en Gaule ! Moi , je la trouve tout simplement délicieuse, et quel bohneur de découvrir toujours du neuf , du beau et du bon si près de chez nous ! la ferme des Supeyres produit également de la tomme de montagne d'Auvergne (produit à mi-chemin entre le saint-Nectaire et la tomme de savoie, embaumant les herbes de pâturages d'altitude), et de la vache allaitante salers . Ce sont des artisants amoureux de leur travail , de leurs bêtes et que je remercie tout simplement d'être là .Ils ont aujourd'hui la reconnaissance d'un des plus grand fromager de France (voir leur sympathique blog : http://www.sombreval.com/luxaeterna ). Donc : BRAVO la ferme des Supeyres !!!

Encore plus près de chez nous, je vous signale que quelques irréductibles se battent tous les jours pour faire survivre leurs camemberts A.O.C, les derniers !!!Un reportage passe sur la cinq à ce sujet en cinq volets, le 1er ayant lieu lundi 31 mars à 15H , à vos magnétos !   Vous pouvez trouver quelques uns de ces camemberts à Freneuse en grande surface (et oui) dont grain d'orge, réo, fleuron du plessis . ces camemberts sont fabriqués avec du lait produit dans la région selon des normes qui respectent mieux l'animal que celles des grandes fromageries industrielles, et de la flore bactérienne "sauvage" en quelque sorte, ce qui fait qu'ils changent de goûts et de textures au fil des saisons  . n'est-ce-pas plus interessant d'avoir encore la liberté d'être heureusement surpris ?  

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"we feed the world" projeté à Bonnières sur Seine
amda | 17 Mar, 2008, 19:54 | Général | (113 Reads)
 A faire passer !!!!

Chers tous,

Le mardi 1er avril à 20H30, nous organisons, avec le centre Louis Jouvet de Bonnières sur Seine, la projection du film « We feed the world », ainsi qu'un débat co-animé par Xavier Guiomar, ingénieur agronome auprès du ministère de l'agriculture et secrétaire général de « chrétiens en monde rural » et Annie Lefur, coordinatrice à la FNAB (fédération nationale de l'agriculture biologique) ou Philippe Cacciabu, ingénieur agronome également rattaché à la FNAB . Ce débat sera suivi d'un petit buffet où chacun peut apporter , s'il le souhaite, sa contribution en gateaux sucrés (sourire encore plus large), prévenez moi un peu avant pour l'organisation, merci .

« We feed the world » est un film sur la pauvreté au coeur de la richesse qui éclaire sur la manière dont notre nourriture est produite, et répond aux questions que le problème de la faim dans le monde nous pose .

La soirée est gracieusement offerte à tous par le centre Louis Jouvet, et est organisée en partenariat avec les biocoop de Vernon, Mantes la Ville, et la librairie « la Reserve », également à Mantes la Ville . Elle est également l'occasion de se rencontrer ainsi que de faire connaissance avec de nouveaux adhérents de l'association . En vous souhaitant nombreux, je vous dis : « a bientôt »

Bénédicte Assogna

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occuper nos bambins pendant les vacances
amda | 27 Fev, 2008, 23:46 | Général | (75 Reads)

ludothèqueIl pleut, il mouille, c'est la fête à la grenouille ! les enfants tournent en rond ? Et bien, il y a mieux, croyez moi, que la piscine à balles nauséabonde du mac do et sa célèbre cage à hamster ! Ci-dessus, vous avez une vue plongeante sur l'espace destiné aux petits de la ludothèque de Mantes la Jolie . ce que l'on voit sur les étagères de gauche, c'est une partie des jeux de société mis à la disposition des parents et des enfants . ici, on vient et on joue ensemble . tout simplement génial ! on peut s'installer autours d'une table à leur hauteur, où sur un tapis moelleux et coloré , faire de la musique, monter une tour gigantesque en fausse briques, faire des pâtés de sable, lire des histoires, circuits de train, châteaux forts, maisons de poupées, tracteurs ou ballons sauteurs,  tout de très très belle facture, il ne manque rien dans ce royaume féerique, pour les enfants à partir de quatre mois ,pourvu d'une équipe ultra sympa, et efficace : elles aiment jouer et ont le sourire !!!!

Comment vous dire, ici on est bien, un peu "comme en famille" .  On peut prendre le temps de se retrouver, de découvrir aussi, les goûts, les choix et les aptitudes de ses enfants , ils y ont tellement de possibilités ! Après, s'il y a une éclaircie, on peut faire une ballade en bord de Seine, à pied, à vélo ou trotinette . Savez vous que Mantes la Jolie compte 18 kms de pistes cyclables ? et c'est vraiment joli du bassin d'aviron à la collégiale, face aux collines avant Limay .En plus, Mantes se met également aux vélibs, alors pédalons ! On pourra faire un tour dans le vieux centre pour le goûter, déguster des glaces ou gâteaux à l'italienne , ou boire un thé au bois dormant s'ils le font toujours , sinon, pique-niquer sur les pelouses, face à la Seine . un tour au musée avec l'exposition historique permanente , très claire pour les enfants (avec des petits quiz !) s'impose . Mantes vaut vraiment le détour , à vos deux roues !

mantes

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le salon de l'agriculture : Ho, les belles bêtes !
amda | 25 Fev, 2008, 18:17 | Général | (68 Reads)

Aaaaaah, le salon de l'agriculture...la nature offerte aux parisiens dans ses plus beaux

effets ! La preuve tout de suite en images :

 

 voitures 

ah l'odeur sucrée du foin, tendres bêlements et doux pelages, que de musicaux cotcot !!

D'ailleurs, aujourd'hui , nous roulons vert , madame, comme en témoigne le champêtre site de la marque Saab: roulonspropre-roulonsnature ! bah si, puisqu'on fait des biocarburants, c'est bio, non ?

conduire ou mangerAh ok .

donc, je vous renvoie aux articles de ce site comme "à propos des biocarburants ", et "soirée avec fabrice Nicolino", et ainsi qu'à un petit récapitulatif en images :

http://www.dailymotion.com/relevance/search/%2Bbiocarburants/video/x3228j_des-biocarburants-pas-bio-du-tout_politics


La France veut vendre sur son territoire 7% de carburants bio d'ici 2010, sachant qu'aujourd'hui, les situations des petits paysans indonnésiens, brésiliens, colombiens, ect sont catastrophiques , comme en témoigne tous les jours le journaliste Fabrice Nicolino sur son blog , à la rubrique "la faim, le blé, la bagnole et nous" (voir lien sur ce blog) . Alors, face à cette nouvelle offre commerciale, jouerons nous les naïfs ou les avertis ? tendrons nous la main ?

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le poulet qui traversa une route
amda | 23 Fev, 2008, 14:05 | Général | (94 Reads)

La scene : un poulet au bord d'une route. Il la traverse

question:  " Pourquoi le poulet a-t-il traversé la route ? "

-------------------------------------------------------------------------------------  REPONSES :

* RENE DESCARTES : Pour aller de l'autre cote.

* PLATON : Pour son bien. De l'autre cote est le Vrai.

* ARISTOTE : C'est dans la nature du poulet de traverser les routes.

* ANDERSEN CONSULTING : Deregulation of the chicken's side of the road was threatening its dominant market position. The chicken was faced with significant challengesto create and develop the competencies required for the newly competitive market. Andersen Consulting, in a partnering relationship with the client, helped the chicken by rethinking its physicaldistribution strategy and implementation processes. Using the new Poultry Integration Model (PIM), Andersen helped the chicken use its skills, methodologies, knowledge, capital and experiences to align the chicken's people, processes and technology in support of its overall strategy within a Program Management framework. Andersen Consulting opened a diverse cross-spectrum of road analysts and best chickens along with Anderson consultants with deep skills in the transportation industry to engage in a two-day itinerary of meetings in order to leverage their personal knowledge capital, both tacit and explicit, and to enable them to synergize with each other in order to achieve the implicit goals of delivering and successfully architecting and implementing an enterprise-wide value framework across the continuum of poultry cross-median processes. The meeting was held in a park-like setting, enabling and creating an impactful environment which was strategically based, industry-focused, and built upon a consistent, clear,and unified market message and aligned with the chicken's mission, vision,and core values. This was conducive towards the creation of a total business integration solution. Andersen Consulting helped the chicken exchange to  become more successful. Thanks for your attention

  * KARL MARX : C'etait historiquement inevitable.

  * CAPTAIN JAMES T. KIRK : Pour aller la ou aucun autre poulet n'etait allé avant.

  * HIPPOCRATE : A cause d'un exces de secretions de son pancreas

  * MARTIN LUTHER KING, JR.: J'ai la vision d'un monde ou tous les poulets seraient libres de traverser laroute sans avoir a justifier leur acte.

  * MOISE : Et Dieu descendit du paradis et Il dit au poulet : " Tu dois traverser la route " . Et le poulet traversa la route et Dieu vit que cela etait bon..

  * RICHARD M. NIXON : Le poulet n'a pas traverse la route, je repete, le poulet n'a JAMAIS traverse laroute.

  * NICOLAS MACHIAVEL : L'element important c'est que le poulet ait traverse la route. Qui se fiche desavoir pourquoi ? La fin en soi de traverser la route justifie tout motifquel qu'il soit.

  * SIGMUND FREUD : Le fait que vous vous preoccupiez du fait que le poulet a traverse la route revele votrefort sentiment d'insecurite sexuelle latente.

  * BILL GATES : Nous venons justement de mettre au point le nouveau "Poulet Office 2000 ", qui ne se contentera pas seulement de traverser  les routes, mais couvera aussi des oeufs, classera vos dossiersimportants, etc.

  * OLIVER STONE : La question n'est pas : " Pourquoi le poulet a-t-il traverse la route? " mais plutot : " Qui a traverse en meme temps que le  poulet, qui avons-nous oublie dans notre hate et qui a pu vraimentobserver cette traversee ? "

  * CHARLES DARWIN : Les poulets, au travers de longues periodes, ont ete naturellement selectionnesde telle sorte qu'ils soient genetiquement enclins a traverser les routes.

  * ALBERT EINSTEIN : Le fait que le poulet traverse la route ou que laroute se deplace sous le pouletdepend de votre referentiel.

  * BOUDDHA : Poser cette question renie votre propre nature de poulet.

  * TOMAS DE TORQUEMADA : Tout poulet ayant traverse la route et qui reviendra en arriere sera considere comme relaps et sera remis entre les mains de la Sainte Inquisition.

  * GALILEO GALILEI : Et pourtant, il traverse...

  * ERNEST HEMINGWAY : Pour mourir. Sous la pluie.

  * JOHN RAMBO : Colonel ? J'en ai rate un !

  * NOTRE PREMIER MINISTRE : Le poulet n'a pas encore traverse la route, mais le gouvernement y travaille.

  * CANTONA : Le poulet, il est libre le poulet. Les routes, quand il veut il les traverse.

* C. DE GAULLE : Le poulet a peut etre traverse la route, mais il n'a pas encore traverse l'autoroute !

  * JACQUES CHIRAC : Parce que je n'ai pas encore dissous la route.

  * L'EGLISE DE SCIENTOLOGIE : La raison est en vous, mais vous ne le savez pas encore. Moyennant la modique somme de 10000 F par seance, plus la location d'un detecteur de mensonges, une analyse psychologique nous permettra de la decouvrir.

  * WIIM DUISENBERG : Bientot, ce n'est plus un poulet qui traversera la route, mais 0.176986453 EuroPoulets.

  * UN COMMERCIAL D'IBM : Nous proposons de construire une infrastructure technique permettant aux poulets de traverser les routes. Un cluster de 5 serveurs massivement paralleles a tolerance de panne, relies par un reseau FDDI, avec 10 To de disques RAID devrait suffire.. Cote logiciel, il faudra approvisionner une centaine de licences DB2,  Netview et Visual Age, car ces produits sont en totale adequation aux  besoins de traverser des routes, moyennant une prestation d'adaptation mineure de 25 annees hommes (tarif : 8000F HT /jour).

  * BILL CLINTON : JE JURE sur la constitution qu'il ne s'est rien passe entre ce poulet et moi.

  * DAVID HIRSCHMANN : parce qu'aucun effort ne fut fait de son cote pour lui proposer un autre rendez-vous.

  * NELSON MONTFORT : J'ai a cooote de moi l'extraordinaire poulet qui a reussi le fooormidable exploit de traverser cette suuuuuperbe route : - " Why did you cross the road ? " - " Cot ! cot ! " - " Eh bien il dit qu'il est extremement fier d'avoir reussi ce challenge, ce defi, cet exploit. C'etait une traversee tres dure, mais il s'est accroche, et..

  * MULDER : Le poulet est controle a distance par les extra-terrestres.

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hommage à henri salvador
amda | 16 Fev, 2008, 10:53 | Général | (62 Reads)
 
  1. DONNE DONNE DONNE
    Paroles: Boris Vian, musique: Henri Salvador

    On t’a donné l’air léger
    Le soleil bien rouge
    L’eau pour te désaltérer
    On t’a tout donné

    REFRAIN:
    Puisque tu as tout reçu
    Donne donne donne
    Donne à ceux qui sont perdus
    A ceux qui sont nus

    On t’a donné la mer bleue
    Qui danse à ta porte
    Le vent le ciel et les dieux
    La neige et le feu

    REFRAIN

    On t’a donné les oiseaux
    La terre et les arbres
    Les ruisseaux pleins de roseaux
    Et les coquelicots

    REFRAIN

    On t’a donné les baisers
    D’une jolie mère
    Et ses mains pour te bercer
    Et te caresser

    REFRAIN

    On t’a donné l’amitié
    De ton camarade
    On t’a donné un métier
    Et le monde entier

    REFRAIN

    On t’a donné les yeux verts d’une fille rousse
    Délicieux univers
    Où ton coeur se perd

    REFRAIN

    On t’a donné une voix pour chanter la vie
    On t’a donné une voix pour chanter ta joie
    Chante chante à pleine voie
    Donne donne au monde
    Donne autour de toi
    Donne à ceux qui sont perdus
    A ceux qui sont nus.


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kokopelli pour la vie
amda | 30 Jan, 2008, 17:24 | Général | (124 Reads)

voici un article bien long, cependant, si vous en avez le courage, je vous conseille de le lire. ce qui se passe est grave : de même que la recette du purin d'ortie s'est vu interdite, il est également interdit de posséder des semences non-homologuées sur catalogue, les graines de tomates de vos grand-mère par exemple, sont illicites ! L'association kokopelli qui vendait des semences non répertoriées vient d'être condamnée par la justice française (mais pas les grandes surfaces où vous trouvez aussi des denrées interdites, comme les petites tomates jaunes par exemple!). je vous invite à lire leurs motivations dans ce comité de soutien, et à aller sur leur site : kokopelli

Comité de Soutien à Kokopelli

“Pour la Libération de la Semence et de l’Humus”

Manifeste pour la Liberté des Semences de Vie

par Raoul Jacquin et Dominique Guillet

La semence, essence même de la vie, est aujourd’hui menacée. La semence, la voix de nos ancêtres, est le fruit de 12 000 années, ou plus, de co-évolution entre l’Homme, la Terre et la Plante. La semence est aussi le fruit de 12 000 années, ou plus, de domestication réciproque: l’homme a domestiqué la plante tout autant que la plante a domestiqué l’homme. Ce processus coévolutif a engendré un patrimoine végétal et culturel, très diversifié, qui est le bien commun de toute l’humanité. Cet héritage court aujourd’hui le risque d’être confisqué par une infime minorité.

L’aliénation de la semence par l’agro-industrie constitue un danger sans précédent pour l’indépendance alimentaire et pour la santé des peuples. Les vendeurs de pesticides bricolent dans leurs laboratoires ou dans leurs champs, brûlés par la chimie, des hybrides dégénérescents ou des chimères génétiquement modifiées, qu’ils osent appeler semences. Ces semences industrielles sont malades: elles ne peuvent vivre sans pesticides, sans engrais chimiques ou sans manipulations génétiques. Polluantes pour l’environnement, elles sont le point de départ de déficiences nutritionnelles, d’aliments-poisons, de cancers et autres maladies de dégénérescence chez l’homme et chez l’animal.

Afin d’obtenir le monopole de ce qui appartient à tous, les lobbies de la pétro-agro-chimie, aidés par l’Etat, veulent supprimer le droit inaliénable de chacun de ressemer sa récolte. L’agriculture toxique est une invention récente des industriels de la guerre et de la chimie, soutenus par une caste de technocrates qui a réduit à néant les paysanneries traditionnelles. L’humanité s’est nourrie pendant 12 000 années, ou plus, de plantes saines et savoureuses issues de semences de vie, de semences de terroir, de semences croissant dans des écosystèmes naturels et vivants.

Comme les générations qui nous ont précédés, nous avons le devoir de transmettre à nos enfants, et aux enfants de nos enfants, la possibilité d’orienter et de choisir leur avenir.

L’Association Kokopelli oeuvre ainsi à la protection de la biodiversité alimentaire, à la promotion de pratiques agro-écologiques et au recouvrement par les jardiniers et par les paysans du droit à produire leurs propres semences. L’Association Kokopelli est aujourd’hui menacée dans sa survie par les attaques du lobby semencier et de l’Etat. Au travers de Kokopelli, ces attaquent visent à détruire le droit de protéger et de partager les semences. L’Association Kokopelli est, également, aujourd’hui menacée dans sa survie par des législations nationales ou internationales qui sont une invention récente des états et du lobby de la semence industrielle et de l’agro-chimie, et qui font du droit à la protection et au partage des semences, un délit. Nous exigeons pour tous les paysans, maraîchers, jardiniers, semenciers et associations oeuvrant à la protection de la biodiversité alimentaire:

- la liberté de protéger les semences de vie, de terroir, de population.

- la liberté de reproduire ces semences.

- la liberté de refuser, pour ces semences, tout enregistrement, tout catalogue national,

tout brevet, tout droit de propriété intellectuelle.

- la liberté de donner, d’échanger et de commercialiser ces semences.

- la liberté de créer de nouvelles variétés de semences adaptées à un terroir, adaptées à une vie culturelle,

adaptées à des pratiques agro-écologiques.

- la liberté de refuser les chimères génétiques, source de contamination.

- la liberté de partager et d’échanger, en toute coopération et réciprocité, les savoirs et les savoir-faire

issus de millénaires d’agriculture traditionnelle.

- la liberté d’utiliser, de commercialiser, de conseiller et d’enseigner toute technique et pratique agro-écologique

(purin d’ortie, extraits fermentés, etc) respectueuse de l’Homme et des écosystèmes.

Nous exigeons, tout simplement, le droit inconditionnel de transmettre la biodiversité et la fertilité aux générations futures.

Du droit et du devoir des peuples à se nourrir eux-mêmes

par Pierre Rabhi, vice-président de Kokopelli

Il ne sert à rien de reprendre encore une fois la litanie des menaces écologiques prévisibles et imprévisibles qui pèsent sur l’avenir à court, moyen ou long terme. L’ambiance d’appréhension que suscitent ces menaces, qui se confirment très objectivement, est peut-être salutaire, mais il est navrant de constater que notre espèce dotée en principe de conscience, d’entendement, et d’un libre-arbitre, ne soit pas capable d’un discernement élémentaire pour inspirer son comportement et lui éviter les dérives dont elle déplore, à posteriori, les conséquences désastreuses.

Ce n’est pourtant pas faute de consciences éveillées qui, tout au long de l’histoire, ont mis en garde l’humanité contre les transgressions majeures. Mais il semble que l’écoute soit sélective et que tout ce qui risque de remettre en question l’idéologie du temps-argent, de l’avidité illimitée, déguisée en principe économique, et de la productivité à outrance ne soit pas le bienvenu.

C’est ainsi que la communauté planétaire tout entière est aujourd’hui plus que jamais confrontée à une sorte de traquenard, à une immense déconvenue. Chaque jour, les informations nous informent au point que cela fait partie des consommations quotidiennes du citoyen planétaire. Le tout se fait dans une ambiance de fatalité ou d’apathie incurable. Pour résumer la situation, on pourrait dire que les humains continuent à s’infliger mutuellement toutes les souffrances possibles et continuent de mettre au service de la violence leur créativité technologique et d’immenses moyens financiers. Surabondance et gaspillage cohabitent avec indigence, pénuries et famines. L’anthropophagie structurelle ne cesse de se renforcer sous la forme d’une guerre économique mondiale et radicale.

L’autre dérive dont la finalité risque de mener à l’éradication de l’espèce, concerne la lutte que mène le genre humain contre la nature. Faut-il incriminer la civilisation “hors-sol” qui, en éloignant la société de la nature, a du même coup réduit sa vision en confinant les corps et les esprits dans une sorte d’enclave exiguë au coeur d’un réel si vaste qui l’angoisse. La nature semble faire peur par sa complexité qui n’est pas réductible à des phrases, aussi cultivées soient-elles, ou à des équations simplificatrices. Elle est comme incompatible avec l’esprit mécaniste qui fragmente la réalité unitaire dans la diversité et le principe de la combustion, sur lequel toute la civilisation moderne est fondée et qui l’a rendue si vulnérable, comme on en fait aujourd’hui le constat très inquiétant.

Tous les événements et les mutations du monde d’aujourd’hui se font sur une biosphère dont on exige tous les biens possibles mais sans gratitude, et sans en prendre soin, puisque le bipède s’est autoproclamé souverain absolu. Les réflexes d’accaparement, d’accumulation, de spoliation, de destruction sont à l’oeuvre, servis trop souvent par une science obscurantiste qui, plus que toute autre activité humaine, a le pouvoir de leurrer les foules puisqu’elle est par définition la discipline sensée garantir la validité et le bien fondé de toutes les activités humaines. Elle est celle qui lie ou qui délie; ses verdicts sont irrévocables puisqu’elle s’attribue le magistère d’une clairvoyance affranchie de toutes les ignorances. Ces constats nous contraignent à réserver notre déférence non à la science mais au scientifique dont la conscience fait obligation de liberté à l’égard de tout ce qui porte atteinte à une éthique plus que jamais indispensable dans un monde où l’argent domine tout au risque de tous les préjudices infligés à l’humain et à la nature.

Ainsi, pour prendre un exemple crucial au coeur du débat d’aujourd’hui, les OGM proposés comme solution au problème de la faim dans le monde, et de la sécurité alimentaire en général, transforment tous les opposants à cette option, pourtant absurde, en superstitieux. Et l’on évoque, pour justifier l’obstination à imposer des innovations douteuses, les comportements antérieurs contre des propositions qui se sont révélées positives une fois la peur dissipée. Cela occulte toutes les appréhensions qui se sont révélées justifiées : l’amiante, les pesticides, les nitrates dans les sols, le talc morange, le dentifrice à l’hexachlorophene, etc.

La liste est longue des craintes qui se sont révélées totalement fondées. Mais tout cela n’arrête pas la machine à produire, à endoctriner et à cloner les esprits pour obtenir sans cesse du consentement des foules dans une ambiance de divertissement de masse, de manipulation mentale à grande échelle. Ajouté au souci du quotidien, cela ne laisse aucun espace à l’esprit et à la pensée pour exercer la fonction qui leur incombe, à savoir réfléchir, choisir, agir librement en toute connaissance et conscience.

Dans cette nébuleuse d’incohérence généralisée, même la problématique alimentaire qui ne concerne rien moins que la survie physique de chaque citoyenne et citoyen, sans aucune exception, et dès leur conception, est banalisée. Celle-ci est comme usurpée par la confrérie internationale du lucre et du profit sans limites et sans âme. Les conditions pour cette confiscation sont d’autant plus favorables que l’urbanisation concentre des êtres humains très nombreux qui nécessitent une nourriture abondante sans qu’ils ne participent à la produire. Cette fonction est réservée à un nombre de plus en plus restreints d’industriels de la terre qui contribuent à l’élimination graduelle et planifiée des petits paysans dans le monde en général et en occident en particulier.

Ainsi, la friche est en extension et l’espace rural se désertifie faute de ses intendants traditionnels. Dans les années 80, un camion de tomates a quitté l’Espagne pour livrer en Hollande. Un autre camion de tomates a quitté la Hollande pour livrer en Espagne. Hasard ou signe du Ciel ? Les deux camions se sont percutés dans la Vallée du Rhône et les tomates hollando-espagnoles ont ainsi pu faire connaissance ! Cette sorte de message est d’autant plus fort qu’il met en évidence, par la dérision, l’inintelligence d’un comportement qui s’estime d’autant plus rationnel qu’il a l’art de complexifier la simplicité.

Rien ne voyage plus que la nourriture du tiers nanti. Ainsi, le consommateur va acquérir des denrées anonymes qui auront fait le tour du monde avant de transiter clandestinement par son estomac alors que des denrées dûment identifiées, traçabilisées, pourraient être produites sainement, sur son territoire de proximité, au moment opportun pour son équilibre physiologique. L’énergie économisée, le moindre encombrement des routes et les nuisances évitées, le travail fourni aux petits producteurs locaux constitueraient des avantages économiques, écologiques et humains, dignes d’une option politique intelligente. Mais peut-on encore espérer de l’intelligence lorsque la loi du marché domine et inspire jusqu’à l’aménagement du territoire et une politique foncière subordonnée à la seule spéculation qui met en danger les biens communs les plus vitaux au grand détriment des générations à venir.

Après la millénaire civilisation agraire qui maintenait les humains proches de leur source de vie, la civilisation vouée au principe minéral (la matière morte !) les en a éloignés. C’est la raison pour laquelle la terre nourricière est l’élément le plus méprisé et ignoré de la grande majorité de la communauté scientifique, des intellectuels, des politiques, des artistes, des religieux, du peuple en général.

Pourtant, la terre nourricière est le principe premier sans lequel rien d’autre n’est possible. Il devrait par conséquent faire légitimement l’objet de la vigilance et de la protection de tous. Etrange et dangereuse ignorance au sein d’une société surinformée sur tout sauf sur l’essentiel. Ainsi, la terre, organisme vivant, à laquelle nous devons la vie et survie, est-elle livrée comme une courtisane aux gagneurs d’argent et à l’inconséquence de l’industrie qui détériore son intégrité en la réduisant à un substrat destiné à recevoir des produits chimiques et des pesticides de synthèse dont les conséquences négatives sur la santé publique ne sont plus à démontrer.

Une agriculture qui ne peut produire sans détruire porte en elle les germes de sa propre destruction. Le temps est déjà venu où, au moment des repas, plutôt que de se souhaiter bon appétit, mieux vaut se souhaiter bonne chance. Ce que les citoyens ignorent également, c’est que parallèlement aux menaces climatiques, un tsunami alimentaire mondial est de plus en plus probable. Il n’est pas nécessaire de consulter les oracles pour vérifier cette hypothèse. Il suffit de réunir divers paramètres concernant cette problématique, malheureusement dans une conjonction et une concordance négatives, pour le comprendre ou ne pas vouloir le comprendre.

1) L’érosion accélérée des sols par l’eau, le vent et les pratiques aratoires inconsidérées qui compactent et asphyxient les sols, et un machinisme de plus en plus violent.

2) La destruction des métabolismes naturels de la terre arable par l’agrochimie, avec les conséquences qui en découlent directement : pollution des eaux, des environnements naturels, atteinte à la santé publique....

3) La perte considérable d’une biodiversité végétale et animale sauvage et domestique, patrimoine vital de l’humanité, constitué depuis 10 à 12 000 ans, tout au long de la prodigieuse épopée de l’agriculture.

4) Les manipulations génétiques aveugles, le brevetage et la privatisation du vivant qui détroussent les peuples de leur patrimoine génétique millénaire pour les rendre dépendants de semences non reproductibles et aux conséquences sur la santé et l’environnement mis en évidence par des tests scientifiques rigoureux.

5) L’élimination des paysans, qui ont toujours entretenu sur l’ensemble des territoires une alimentation diversifiée, au profit de macrostructures de production, de transformation et de transports incessants, aggravant ainsi considérablement la dépendance des populations à l’égard d’un système aléatoire et arbitraire. Le moindre obstacle à l’acheminement ou à la production se traduisant par un déficit instantané compte tenu des stocks inexistants.

6) La folie des carburants végétaux qui se prépare à faire de la terre nourricière, dont le magnifique magistère est de nourrir l’humanité, une pourvoyeuse de combustible pour entretenir la frénésie de la mobilité à tout prix; la raréfaction et la cherté du pétrole auront fatalement une incidence sur la production et pénaliseront plus particulièrement l’agriculture du tiers monde, compte tenu de l’équation 3 tonnes de pétrole pour 1 tonne d’engrais.

7) La surconsommation de protéines animales, sur le ratio 12 protéines végétales pour une protéine animale, qui mobilise des superficies de terre importantes affectées à l’alimentation animale. Par ailleurs, quels que soient les choix alimentaires (végétariens ou non), la condition qui est faite aux animaux, considérés soit comme des masses de protéines ou des machines à produire des protéines, est intolérable. Cette condition est indigne d’une société qui se prétend évoluée. Des expériences d’animaux élevés à l’air libre et à l’herbe se sont révélées très pertinentes et intelligentes.

Constitution d’un comité de soutien à Kokopelli

L’Association Kokopelli, menacée dans sa survie par les attaques de l’Etat et du lobby semencier,

lance un appel pour la création d’un comité de soutien.

Nous souhaitons que le manifeste de Kokopelli, ci-dessus, en soit fondateur et fédérateur.

Nous demandons l’aide de tous nos adhérents et amis pour faire circuler ce manifeste et pour solliciter

un tel soutien auprès d’organisations internationales, d’associations, d’entités du monde économique,

d’élus, d’écrivains, de revues, de “personnalités” du monde scientifique, politique, artistique ...

Pour de plus amples renseignements, prière de contacter:

Association Kokopelli

Dominique: dominique@kokopelli.asso.fr

Raoul: raoul@kokopelli.asso.fr / 04 67 97 50 18

Jocelyn: 06 61 98 59 59

Site web: www.kokopelli.asso.fr

8) Les changements climatiques ajoutent à tous ces paramètres, pour la plupart réformables si nous en avons la volonté, des facteurs imprévisibles sur lesquels les humains n’ont aucune maîtrise. Des phénomènes tels que sécheresse aiguë, inondation, élévation ou baisse anormale de températures ont déjà lieu dans le temps immédiat. Et il n’est pas superstitieux de penser qu’ils peuvent atteindre des amplitudes cataclysmiques et faire que nos projets n’aient pas de lendemains. Il semble, en effet, que nous entrons dans une ère où l’homme planifiera et la nature décidera – et mettra des limites. Contrairement à une illusion entretenue pour nous rassurer, nous ne dominons pas la nature. Comprendre et intégrer cette évidence est une preuve de réalisme, de lucidité et d’intelligence.

En guise de conclusion.....

Si ces quelques considérations sont justes, elles doivent logiquement inspirer des solutions pour éviter le pire. Et le pire seraitt, on l’aura compris, une crise alimentaire mondiale de grande envergure. Cette crise est déjà une réalité douloureuse sur la planète. Son extension aux pays nantis semble impossible, et cette certitude est très dangereuse. Il ne peut y avoir d’avenir alimentaire fiable sans une politique fondée sur la répartition de la production sur l’ensemble des territoires. L’omniprésence d’une nourriture saine et abondante, son accès direct par tous les citoyens, dans la plus grande proximité et sans les transferts et transports incessants, relèvent du bon sens le plus élémentaire. Cette disposition doit faire partie des grandes options nationales et internationales. Produire et consommer localement tout en échangeant la rareté devrait être un slogan universel: pour cela, une politique foncière considérant la terre nourricière, l’eau, les semences, les savoirs, les savoir faire comme bien commun inaliénable doit être établie.

En attendant ces dispositions inspirées par un réalisme élémentaire, cultiver son jardin quand cela est possible, devient, au-delà d’une activité alimentaire, un acte politique et de légitime résistance à une logique de monopole fondée sur des critères strictement lucratifs et aléatoires.

Un nouvel inventaire des ressources est à faire. Et toutes les actions de sauvegarde, de réhabilitation, et de propagation des ressources  absolument vitales devraient être soutenues et considérées comme actes civiques. En effet, au-delà des considérations marchandes, elles ont pour souci la survie du genre humain, avec les moyens que ce genre humain a édifié depuis les origines. Les ressources font donc partie du patrimoine de l’humanité d’hier, d’aujourd’hui et de demain, et ne peuvent être ruinées, confisquées ou occultées sans préjudice matériel et moral infligé à toute l’humanité. Tels sont en tout cas les fondements de notre engagement et de notre insurrection de conscience pacifique et déterminée.

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au sujet de" la pub"
amda | 15 Sep, 2007, 21:45 | Général | (214 Reads)

antipubL'inévitable, l'omniprésence  de  " pubs" , dans nos vies, et bien entendu sur notre blog !Il faut bien que tout le monde vive, c'est sûr, mais sachez tout de même que nous ne sommes pour rien sur la présence d'un site info-pesticide plus que douteux (il est notamment présisé qu'il n'y a aucun risque phyto-sanitaires concernant les agriculteurs, si ces derniers respectent les précautions d'usages....les personnes concernées, y compris les jardiniers amateurs apprécieront...si vous tombez malade, c'est de votre faute !), de même, désolés pour les ventes de tarots, régimes en tout genre . Et l'administrateur du site n'y est pour rien, c'est google qui impose les publicités !Fort heureusement vous saurez faire preuve de bon sens et d'indulgence en attendant qu'une solution soit trouvée .

Mais à notre tour de venter les mérites de certains "produits" ou adresses comme l'excellent ouvrage "pesticides, le scandale français" aux éditions fayard, à lire absolument, ainsi que le journal "l'âge de faire", vendu à la biocoop, ou "le courrier de Mantes" qui a des articles pertinnents sur les avancées écologiques régionnales ! Les sites " wwf " et " wwf junior ", très bien conçu pour les plus jeunes , le blog "un geste par jour sur l'environnement" qui est une mine d'informations sur le sujet et où sont collecté une quantité d'adresses très sérieuses , "le monde, science et environnement",...on vous en citera d'autres....

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Félicitations !
amda | 30 Avr, 2007, 14:38 | Général | (160 Reads)
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